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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 20:41





Voyez-vous quelque chose au beau milieu de ciel bleu (hier matin à Montréal), quelques traces?
Je vous l'accorde, à moins d'avoir des yeux de lynx il est bien difficile de voir ces oies quitter le Québec vers des contrées plus chaudes.

Dans quelques mois je prendrais, moi aussi, le chemin du retour. Je m'envolerais de nouveau vers la France pour me construire et me broder un autre nid. 
Eh oui, nous prenons tous et toutes des grands tournants, des virages à 180 degrés, nous vivons des renaissances et des changements radicaux. Je n'en suis pas à ma première expérience ni à ma première renaissance et les risques pris sont souvent des signes de résurrection. Je rentre donc définitivement au bercail à la mi-décembre afin d'être plus près de la famille et poursuivre, évidemment, mes activités de broderie.

Pour les clientes du Québec, je donnerais mes cours de broderie jusqu'au 10 novembre, les prochains seront...? automne 2010, printemps 2011, je ne sais trop? On verra comment se déroulera mon activité en France.

En attendant, je vous fais partager ce magnifique poème de Pablo Néruda et sur You Tube, la chanson de Claude Gauthier, Le plus beau voyage, qui résume à merveille mes sentiments pour le Québec.

www.youtube.com/watch?v=YGcmYIUl8Dc

Il meurt lentement

celui qui ne voyage pas,

celui qui ne lit pas,

celui qui n’écoute pas de musique,

celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement

celui qui détruit son amour-propre,

celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement

celui qui devient esclave de l'habitude

refaisant tous les jours les mêmes chemins,

celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements

Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement

celui qui évite la passion et son tourbillon d'émotions

celles qui redonnent la lumière dans les yeux 

et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement

celui qui ne change pas de cap lorsqu'il est malheureux

au travail ou en amour,

celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves,

celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!

Risque-toi aujourd'hui!

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement!

Ne te prive pas d'être heureux!

 

Pablo Neruda  Prix Nobel de Littérature

1971

 




 

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Published by Annie Penin - dans Actualités
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commentaires

CHABOISSIER 21/10/2009 23:28


Bonjour Annie,

Je suis un peu comme toi tantôt en France tantôt à Montréal je pratique dans un club l'art textile et recherche quelques adresses à Montréal.
Voilà comment j'ai découvert ton blog et un peu déçue et égoïste je découvre que tu rentres en France.
Je trouve tes broderies superbes et espère pouvoir te retrouver sur la toile même du Québec.
Je pars pour le Québec le 10 décembre toi tu auras déjà fait le chemin inverse. je reste là bas 2 mois puis je reviens et ... puis je repartirai !!!
Bon courage pour ton installation au plaisir de nous lire

Bien cordialement

Eliane


Annie Penin 21/10/2009 23:53


Bonjour Eliane,

Je vous remercie pour votre message et vos encouragements.


Pourrais-je avoir votre adresse courriel? Effectivement nous pourrions communiquer via Internet et je serais ravie de vous donner quelques adresses  pour la broderie et le textile.


Je quitte le Québec le 11... décembre! Mais lorsque vous serez de retour en France nous pourrions nous rencontrer. Je ferais des allées et venues entre la province et Paris. 


Je vais participer au salon de l'Aiguille en fête en février, nous aurons peut-être l'occasion de nous voir.


J'envisage revenir au Québec au moins une fois par an, mes clientes désirent poursuivre les cours de broderie et la "belle province" va me manquer.


À très bientôt


Annie



Araucaria 21/09/2009 11:10

Muere lentamente "hoax littéraire"

Les moyens de communication et leur fin furent un sujet qui interpela Neruda, comme on peut le voir dans Fin de monde (1969) :

« Ce fut le siècle communicatif
des incommunications :
les câbles au-dessous de la mer
ont été parfois véritables
lorsque le mensonge parvint
à davantage de latitude
et longitudes que l'océan : … »


Le poète n'a pas connu Internet, né quelques années après sa mort. Il n'a pas connu non plus la populaire invention de Timothy John Berners Lee (World Wide Web), ni ses effets pervers dans la diffusion des idées.

Il meurt lentement est une poésie triviale, vaguement New Age, dans la ligne de ce que les québécois appellent «Bouillon de Poulet pour l'âme». Il s’agit de textes qui réchauffent le coeur et remontent le moral. Le poème en question est un texte poétique qui s'est transformé, emporté dans un "hoax littéraire" de ce début de XXIe siècle.

Un « hoax » est une fausse information, non vérifiable, propagée spontanément par les internautes. Ces textes existent surtout sous forme de courrier électronique, ou de message sur des forums Internet. Ils encouragent les destinataires à les renvoyer à leurs contacts, ce qui crée une réaction « boule de neige ».

L'original « A Morte Devagar », a été publié le premier Novembre 2000 (la veille du Jour de Commémoration des fidèles défunts, fête des morts chrétienne) sur la page Web brésilienne Bacaninha, sous la signature de Martha Medeiros. On peut supposer que c’est l’auteur en personne qui l’a mis en ligne. Le texte a commencé à circuler sur Internet au moyen du système de « Chaînes de Lettres », en tant que poème de Pablo Neruda, atteignant une diffusion inespérée.

Si vous cherchez sur Internet [ "Muere lentamente", Neruda ] vous trouverez : avec Google un total de 23 600 réponses, avec AltaVista 132.000 résultats, avec Yahoo 132.000, et avec MSN Chercheur de Microsoft 24.100 résultats.

En raison des caractéristiques de la propagation des messages sur Internet, le faux texte de Neruda a eu des traductions multiples et une diffusion planétaire. Et ce, malgré les protestations et les réclamations de nerudistes de plusieurs pays. Le texte a poursuivi sa cyber existence et connut une propagation dans le Cyberespace.

La plaisanterie et sa mystification sont allés très loin, comme peut l'illustrer la fâcheuse posture dans laquelle s’est trouvée le Sénateur et Ministre Italien de la justice Clemente Mastella. En effet, ce dernier a lu ce texte publiquement en pensant que l'auteur était Pablo Neruda, ce qui provoqua une polémique en Italie, et motiva une réponse de l'éditeur italien de Neruda, Stefano Passigli.

Au début de l'année, c'est-à-dire huit ans plus tard, l'auteur a appelé la Fondation Neruda à Santiago du Chili pour éclaircir le sujet et pour réclamer la maternité du texte en question et pour mettre fin à l'histoire.

Le poème et son auteur ont été -semble-t-il- les seuls bénéficiaires de cette affaire, qui fut l’occasion du canular littéraire le plus répandu sur Internet en ce début de siècle.

M C

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  • Brodeuse d'art passionnée, professeur, je voyage entre Montréal, Paris et New York pour la broderie, la création, les fournitures, la mode, les expositions et de fabuleuses découvertes.
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